J’avais étudié une partie du livre des Raisins de la colère de Steinbeck en prépa, et j’ai eu le courage de le recommencer ce mois-ci. Je ne regrette pas de l’avoir relu.

Il me marque d’autant plus que les hommes sont forcés de fuir par milliers leurs terres et leurs pairs, pour être reçu comme des indésirables dans leur pays d'arrivée. Sans oublier les espoirs qu’ils se font sur leur terre d’accueil.

Les Raisins de la colère

Le livre aborde le thème des migrants américains, fermiers qui se font expulser de leurs champs avec le nouveau modèle économique des années 30. Les machines sont arrivées, et les chassent de leur territoire sans vergogne. Une seule d’entre elles remplace quinze hommes, et fait un travail parfaitement régulier.

Les hommes perdent tous leurs repères et s’en vont dans l’Ouest des Etats-Unis, partant avec l’espoir d’un nouveau monde, et d’un travail qui les payerait pour ce qu’ils méritent. Certains rêvent d’une maison, d’autres d’emmener leurs enfants à l’école.

Or là-bas ils sont vus comme des intrus, et on les chasse sans arrêt alors qu’ils stationnent comme peuvent sur les routes ou dans les camps de réfugiés. Les tentes de certains sont brûlées par la police une dizaine de fois par jour, et pourtant les hommes restent là. En attendant de trouver un travail.

Certains cueillent des fruits en Californie, mais la demande est tellement forte que le nombre de candidats est largement supérieur au nombre demandé. Ils acceptent donc tout salaire, jusqu’à obtenir moins de 15 centimes par heure. Ils vivent dans le froid, l’humidité et sont jugés comme des pestiférés dans leur propre pays. Des bruits courent comme quoi la police est payée pour en éjecter le plus possible dans la journée.

Ils vivent dans le chaos, et leurs conditions deviennent de pire en pire. Le livre trace l’histoire d’une famille qui essaye de survivre au monde chaotique qu’ils n’ont pas choisi. Ils essayent rester unis, mais quoi de plus difficile dans des conditions pareilles ?

Ce livre est magnifique, et on se rend compte que, même dans les pires conditions, de bonnes choses peuvent arriver car la bonté des hommes subsiste.

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